Tout au l
On v’nait de s’planner une expé de la mort… l’expé réunionnaise ultime à nos yeux encore fraîchement initiés au réseau incroyable de sentiers présent dans presque toutes les parties de l’île: le Piton des Neige en 2 jours en montant le long des Dimitiles dans le but d’être à Cilaos pour le Festival de la Montagne. Vous voyez ce que je veux dire?!?
Au levé du soleil, c’est à la course que nous nous sommes rendu à l’arrêt de bus afin de se rendre à St-Louis, pour prendre un autre bus en direction de l’Entre-Deux. C’est en groovant sur « Pas le temps de tout lui dire… toum, toum… ni de quitter la scène…» que notre aventure a débuté. Et oui, la présence continuelle de musique dans les bus de ville ou les cars jaunes (les bus qui relient les villes et villages) est une autre de ses particularités réunionnaises qu’Ashram apprécie de plus en plus. Si par malheur un bus semble privé de musique pour une raison inconnue, ne vous inquiétez pas, un des passagers s’en chargera et remédiera à la situation grâce au speaker de son cellulaire, vous faisans écoutez, à votre grand bonheur, les derniers hits dance-hall de Kaf Malbar ou bien le maloya acoustique de Danyel Waro ou d’Ousanousava…
Finalement arrivé à l’Entre-Deux, la tête pleine de musique et le corps débordant de rythmes à 3 temps, les deux grosses madame travaillant à l’office du tourisme ont tout essayé afin de nous faire rebrousser chemin…
« Mais, c’est un sentier 3 ÉTOILES… »
« Non, mais vous n’y penser pas, il est classé ROUGE… »
« Vous êtes au courant que cette piste est jugée EXPERTE… »
Wow, combien de système de classification les Français ont réussi à inventer afin de classifier adéquatement leurs sentiers… Well, tous ces avertissement avaient le même effet sur notre enthousiasme que celui d’un speech de police expliquant les bienfaits de boire avec modération lors d’un after ball sur une classe de secondaire 5… (Qui se rappelle de Al, Al-cool?!?)
Donc, fuck it(!), on y va quand même… On s’est quand même dit, question de s’auto-rassurer et de se convaincre que nous étions responsables, qu’on arrêterait par pluie ou par grands vents…
Et damn que c’était une bonne idée de continuer! Fuck les madames de 50 ans qui travaillent dans les offices de tourismes!! La trail était splendide, alternant entre terre battue, champ de racines et bolders plus ou moins gros et les vues sur le sud de l’île et sur le Cirque de Cilaos étaient éblouissantes!!
12 heures plus tard, fucking morts et après avoir sués nos vies, nous sommes arrivés à la tombée de la nuit à un campement désert où nous nous sommes installés afin de préparer un repas de haute-gastronomie italienne. En avant la diversité culturelle!! Après nos délicieuses pâtes à la sauce tomate, no
Inspirés par cette vision et par notre fatigue musculaire, Charles et moi avons pris la sage décision de dormir à la belle étoile et de laisser notre tente se reposer dans son petit dry bag… Good night fuckers!!
Cette journée s’est facilement forgée une place de choix dans mon top 5 de mes meilleures journées EVER!! C’était tellement intense comme on dit! J’sais pas vraiment comment l’expliqué… c’était juste fou… La joie de marcher, l’adrénaline procurée par ma légère peur des hauteurs, la beauté de ce qui s’offrait à nous, l’inconnu qui se dissimulait derrière chaque nouvelle côte à gravir… Damn, j’voudrais y être en ce moment… là… Maintenant!!
Arrivée au refuge du Piton des Neiges, on a monté nos tentes et on a enjoyé une dodo à 3,50 euros!! Deux heures plus tard, on dormait comme des bébés (morts).
Beep, Beep!! 4 heure! No time to fuck around! Let’s go! On s’réveille, on s’prépare pis on y va… Yeah! On a réussi à partir avant l’osti d’bunch de touristes français wanna be mordus de plein-air avec leur stock de première qualité brand new!!
Après 1 heure de marche à la frontale dans un univers hautement volcanique, j’y étais… Le premier au sommet!! Whoooooo… Y fait frette que l’tabarnac!! Finalement, on était tous là… 4 québécois ayant fuit les froids mordant du Nord pour se réfugier sur une minuscule île tropicale de l’Océan Indien, entourés de nuages et se g’lant l’cul sur le sommet d’un volcan endormi s’élevant à plus de 3000 mètres...
1 heure plus tard, après avoir enjoyé un gruau bien chaud, le soleil s’est levé devant nos yeux et s’est donné en spectacle devant tous ces vieux touristes pressés de retourner au refuge afin d’aller apprécier le freaking expresso équitable (bien sûr!) de première qualité…
Wow! Magnifique! Incroyable!!
Et la descente le fut tout autant… Au gros soleil, gambadant au milieu de ce terrain post-éruptal qui révélait maintenant ces moindres secrets… La peau chaude, la tête littéralement dans les nuages, les yeux débordant de soleil…
Après une petite pause au refuge afin de démonter nos tentes et de se comparer aux wannabes sirotant leur café pour nous convaincre, un peu plus, de notre véritable passion pour le plein-air (hehe! J’ai vraiment d’la grosse grudge envers ces fuckers là, on dirait!!), on a descendu à la course les milliers de marches parcourant les 2000 mètres de dénivelé nous séparant de Cilaos… Ouff! Mes genoux m’en veulent encore!!
Arrivé en bas… Le Festival de la Montagne vient nous chercher et nous emporte dans son tourbillon d’activités, d’énergie et de sourires!! Lors de la p’tite ride de bus gratis qui nous a conduit à Cilaos, un cellulaire muni d’un gamin a continué notre éducation musicale qui n’était encore qu’à ses débuts.
Wow!! Le Festival de la Montagne… Des shows de reggae, des stands de dégustation d’vins sucrés de Cilaos pis une quantité incroyable d’activités de plein-air totalement gratuites!!
On a passé notre week-end à se promener, à danser, à tanker du vin, à essayer d’faire du canyonning… On a eu du fun comme jamais!! La plus petite des expériences se transformait, par la magie de l’endroit, en moment à chérir pour le reste de nos vies… À tout moment, le Cirque de Cilaos s’amusait à nous rappeler la chance qu’on avait en nous offrant des vues exceptionnelles de ces crêtes agrémentées par un rayon de soleil traversant les masses nuageuses naissantes…
Le dimanche après-midi est tout de même arrivé et il a fallu trouver un moyen de rentrer chez nous… Pourquoi pas un peu de pouce?!? Ho yeah! (PS : quelqu’un connaît une traduction adéquate pour le mot « ride »?!?) 10 minutes plus tard, j’me r’trouvais avec Caro à l’arrière d’la petite Peugeot de Steve et Manue, parcourant avec une agilité féline les courbes incessantes de la route nous menant à St-Pierre…
J’peux quand même vous avouer ça… j’ai jamais eu le mal des transport… Jamais… Mais là, damn que j’étais proche… LA seule et unique route reliant le Cirque au reste de l’île est le tronçon d’asphalte le plus sinueux du monde… J’vous l’dis esti!!
Finalement revenus à St-Denis grâce au réseau de Cars Jaunes, on s’est séparé et j’ai marché les derniers kilomètres me séparant de la Fac, le cœur léger et la tête lourde de souvenirs impérissables d’une beauté infinie à mes yeux de Nord-Américain…
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